Z.A.E — Scars of abandonment

Workshop — 2015


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En

In front of housing crisis and urban migration happening in France since the early 1950s, the government agrees, at the end of the 1970s, a decentralization policy which aims to invest the suburban areas. Following the attempts to set up communal accommodations, housing estates but also commercial areas and highways emerged and represent a milestone for the small and average towns transformation.

Unlike city centers constrained by their cultural heritage, population density and local identity, “Economic Activity Zone” take benefit from large and blank areas now constructible.


They take advantage of an expanding road network to settle close to employment areas recently occupied by tertiary sector workers.

The formal richness of the industrial revolution progressively let new typologies emerging where breeze blocks and sheet metals streamlined the way to build commercial infrastructures. This explains the rise of a bare architectural archetype, expressionless and endlessly reproducible. The growth of this kind of architecture is the result of low land costs and the absence of clear building legislation. But how will these infrastructures decline when human activity will disappear?



Fr

Z.A.E _ Les stigmates de l’abandon

Face à la crise du logement et l’accelération de l’exode rural qui touche la France depuis le début des années 50, l’état convient d’instaurer, à la fin des années 70, une politique de décentralisation projettant d’investir les zones péri-urbaines. Faisant suite aux tentatives d’organisation collective du logement, les lotissements mais aussi les zones commerciales et les autoroutes voient alors le jour et finalisent la transformation des petites et moyennes agglomérations.

À l’opposé des centres-villes contraints par leur patrimoine, leur densité et leur identité locale, les Zones d’Activité Économique héritent d’immenses espaces vierges désormais constructibles.


Elles profitent du quadrillage routier en expansion pour s’implanter à proximité des bassins d’emplois récemment colonisés par les actifs du tertiaire.

La richesse formelle de la révolution industrielle a peu à peu laissé place à de nouvelles typologies ou les parpaings et la tôle ont rationnalisé la manière de penser les infrastructures commerciales. Cela explique la multiplication d’un archétype architectural dépouillé, sans expression et déclinable à l’infini. Le faible coût des terres et l’absence de législation claire sont à l’origine de leur prolifération. Mais comment ces infrastructures déclinent-elles lorsque l’activité a disparu?

Projet réalisé dans le cadre d’un workshop intitulé “Ruines”.



Project made during a workshop called “Ruins”


References : Ruines, Représentations dans l’art de la Renaissance à nos jours _ Michel Makarius .
Dead Cities _ Mike Davis . Lieu Commun _ Bruce Bégout . Typologies _ Bernd & Hilla Becher